Solo mais pas solo : bien s'entourer en Freelance
RÉCENTSFREE ROUTINE
Crocool
2/11/20265 min read
Quand tu te lances en solo, il y a cette illusion qu'on te vend : "Tu seras libre, tu seras indépendant, tu seras maître de ton destin !". Il y a du vrai là dedans. Mais il y a l'autre côté de la pièce : la solitude potentielle.
Et oui, tu seras libre d'être en pyjama à 15h dans ton appart pour bosser sur ton ordi, mais aussi seul à tel point que tu te mets à parler à tes plantes si tu ne développes pas un réseau solide. La liberté, c'est génial. La solitude, beaucoup moins.
Alors voici le mode d'emploi pour être solo dans ton business mais finalement vraiment bien s'entourer.
Bien s'entourer hors du taf : les amis et la famille pour éviter la surchauffe
Ta famille : ton comité de soutien (même s'ils ne comprennent rien)
Première vérité qui dérange : ta famille ne comprendra probablement jamais vraiment ce que tu fais. "Alors, ton entreprise ça va ? Tu fais quoi déjà exactement au fait ? " deviendra la double phrase qu'on te servira à chaque repas de Noël jusqu'en 2035. Mais derrière cette incompréhension totale se cache souvent une vraie bienveillance.
Explique-leur ton quotidien sans attendre qu'ils deviennent experts de ton métier. Partage tes victoires, même les petites. Ce premier client qui signe ? Dis-le. Ce projet qui t'excite ? Raconte. Ils ne saisiront peut-être pas les subtilités techniques, mais ils verront tes yeux briller. Et ça, ça compte.
Et surtout, accepte leur aide quand elle vient. Même si c'est juste un "tu veux manger à la maison dimanche ?", prends. Parce que la charge mentale du freelance, c'est aussi faire les courses, cuisiner, gérer l'administratif... Toute aide est bonne à prendre. Surtout quand elle a le goût des bons petits plats de mamie.
Tes amis : ton sas de décompression
Quand tu es freelance, il y a un risque énorme : que ton cerveau devienne 100% business. Que chaque discussion dérive sur ton dernier projet. Que tu ne saches plus parler d'autre chose que de ta facturation ou de tes deadlines. Et avouons-le, c'est chiant pour tout le monde, toi y compris.
Protège tes moments off. Vraiment off. Ces soirées où tu ne parles pas boulot, où tu ris bêtement, où tu fais des trucs qui n'ont aucun rapport avec ta rentabilité. C'est là que ton cerveau se régénère. C'est là que tu recharges tes batteries créatives. Tu peux même créer des mots code pour recentrer la discussion si le sujet dérive sur le taf par inadvertance.
Et si tes amis sont aussi freelances, jackpot ! Vous pourrez partager vos galères respectives sans jugement. "J'ai dormi 4h parce qu'un client m'a envoyé un mail à 23h", ça ne choque personne dans cette assemblée.
Le sport, les hobbies, tout ce qui n'a rien à voir
Inscris-toi quelque part. N'importe où. Un cours de danse, une salle d'escalade, un atelier poterie, peu importe. Le but ? Créer des rendez-vous obligatoires avec des humains IRL qui ne savent pas ce que tu fais et qui s'en fichent.
Parce que quand tu es chez toi toute la journée, il faut des raisons de sortir. Des vraies. Pas juste "aller chercher du pain" (même si on ne va pas se mentir, ça compte aussi).
Bien s'entourer dans le taf : les partenaires et les clients
Les partenaires : trouve ta team de Power Rangers
Le mythe du freelance qui gère tout tout seul est une belle connerie. Les meilleurs indépendants ont tous un réseau de compétences complémentaires. Un graphiste qui bosse avec un développeur. Une rédactrice qui collabore avec une coach. Un photographe qui connaît un bon vidéaste.
Pourquoi c'est crucial ? Parce que tu ne peux pas être bon partout. Et parce qu'à plusieurs, vous devenez plus forts. Vous pouvez répondre à des projets plus gros, vous entraider quand l'un rame, et... vous refiler des missions. Tous les freelances cherchent des profils complémentaires au leur pour envoyer leurs clients chouchou qui cherchent des compétences spécifiques.
Mais comment trouver sa team quand on est freelance ? Commence par les réseaux pro virtuels (LinkedIn si tu supportes, sinon cherche des groupes Slack de freelances dans ton domaine) et réels (il en existe généralement 150 par ville, LOL). Va à des événements ponctuels. Accepte les cafés virtuels. Et surtout, sois généreux : recommande les gens que tu apprécies et qui font du bon travail, partage des opportunités. Le karma, ça marche.
Les clients : choisis-les autant qu'ils te choisissent
On a trop souvent l'impression qu'en freelance, on doit accepter tous les clients qui passent. Faux. Archi-faux. Un mauvais client peut te pourrir 3 mois de ta vie, te saper le moral et te faire douter de tout. Alors apprendre à dire non quand on est freelance, c'est vital.
Les signaux rouges à repérer :
Celui qui négocie tes tarifs avant même de savoir ce que tu fais
Celui qui répond à tes mails à 23h et s'attend à ce que tu en fasses autant
Celui qui dit "ce sera rapide" (ça ne l'est jamais)
Les signaux verts à chérir :
Celui qui respecte ton expertise et tes conseils
Celui qui paie à temps (oui, on en est là)
Celui qui te considère comme un partenaire, pas comme un exécutant
Celui qui te recommande auprès d'autres personnes
Et n'oublie pas : tes meilleurs clients, ce sont souvent ceux qui reviennent. Chouchoute-les. Envoie des nouvelles. Reste présent. Parce qu'un bon client fidèle vaut mieux que dix galériens ponctuels.
Les communautés de freelances : ta bouée de sauvetage
Il existe des milliers de communautés de freelances. Des Slacks, des Discords, des groupes Facebook, des coworkings, des associations... Trouve celle qui te correspond.
Ce que ça t'apporte :
Des réponses à tes questions pratico-pratiques (quel statut ? quel tarif ? comment facturer ?)
Du soutien moral quand tu doutes (et tu douteras, c'est normal)
Des opportunités de collaboration ou de missions
La sensation de ne pas être seul face à tes galères
Attention par contre : évite les communautés toxiques où tout le monde se plaint H24 sans jamais rien construire. Ça tire vers le bas. Cherche ceux qui partagent autant leurs victoires que leurs échecs, qui s'entraident vraiment.
Le mot de la fin
Être freelance, c'est choisir la liberté. Mais la liberté sans lien social, c'est juste de l'isolement. Alors oui, construis ton indépendance. Mais construis aussi ton réseau, tes amitiés, tes partenariats. Crée des ponts entre ta vie pro et ta vie perso. Protège tes moments off autant que tes heures de prod.
Parce qu'au final, ce qui rend le freelancing tenable sur le long terme, ce n'est pas ton chiffre d'affaires ou ton nombre de clients. C'est ta capacité à rester connecté. Aux autres, à toi-même, à ce qui compte vraiment.
Solo, oui. Avec panache même. Mais seul, jamais.
Coeur.